Faire une croisière, c’est s’endormir dans un port et se réveiller dans un autre. Avoir tout à disposition sur un paquebot de plusieurs étages et long de plusieurs centaines de mètres. Piscine, restaurant, salon de beauté, casino, et même parfois salle de cinéma. Autant d’offres pour ne pas voir les heures passer en mer.
Sauf que, parfois, des imprévus limitent le séjour à la seule cabine en raison d’une avarie ou d’une épidémie sur le bateau. C’est ce qui est arrivé à un couple français pendant leur croisière en Méditerranée. Dès le premier jour, ils ont remarqué que la piscine était fermée, de même pour le hammam et le self-service. Deux jours plus tard, c’est le coup de grâce, ils tombent malades. Dans cet espace clos, où la ville la plus proche est à plusieurs dizaines de milles nautiques, de nombreux voyageurs attrapent le même virus gastro-intestinal. Une épidémie qui fait vaciller le navire…
Des droits garantis grâce à la réglementation européenne sur les voyages à forfait
Une croisière est un voyage à forfait puisqu’elle comprend plusieurs prestations touristiques (le transport et l’hébergement). Par conséquent, si des prestations ne sont pas fournies, le voyagiste doit rembourser ces services ou proposer des alternatives. Dans le cas du couple, aucune alternative n’est possible, la maladie se propage. Ils ont, toutefois, le bon réflexe de documenter le “naufrage” de leur croisière. Ils obtiennent un certificat médical auprès du médecin (surchargé) du navire, prennent des photos des installations fermées du bateau et se rapprochent “à bonne distance” des autres passagers pour dresser une liste des malades.
Négocier un remboursement à l’amiable
Après 15 jours en mer cauchemardesques, ils regagnent la terre ferme. Grâce à quelques recherches sur Internet, ils pensent savoir ce qu’ils peuvent demander comme remboursement au voyagiste. Le vendeur reconnaît que tout ne s’est pas passé comme prévu mais proposent un montant qui ne correspond pas tout à fait à ce qu’attend le couple. Après avoir contacté le CEC France (quelle bonne idée !) pour être conseillés, les Français parviennent à trouver un accord à l’amiable avec le voyagiste : le remboursement d’une partie du voyage. Un moindre dédommagement pour des vacances gâchées.
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En mer, la facture de téléphone peut être salée ! |
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Vous êtes-vous déjà demandé si vous pouviez utiliser votre téléphone en pleine Méditerranée ou sur la Mer du Nord ? Dans les zones maritimes de l’UE, vous êtes en itinérance, c’est-à-dire que votre téléphone se connecte au réseau disponible. A proximité des côtes, les réseaux mobiles terrestres sont encore disponibles. Bonne nouvelle, vous ne payez aucun surcoût si votre téléphone sélectionne un opérateur national du pays le plus proche.
Mais une fois lancé en pleine mer, le bateau risque de ne plus capter les réseaux terrestres. Vous devrez compter sur la couverture GSM du navire pour vos appels et SMS. Pour ce qui est des données mobiles, prudence ! Les prix ne sont pas plafonnés lors d’une itinérance internationale.
Toutefois, votre opérateur doit vous en informer. C’est le fameux “SMS de bienvenue” qui vous indique les tarifs applicables. En attendant de le recevoir, pensez à désactiver les données en itinérance pour naviguer sereinement !
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